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Les Je-Nous blessés.

On imagine que l'Autre, en nous incriminant et parfois en nous blessant, nous parle de nous. Or, même s'il s'adresse à nous, ceci n'est qu'une illusion de notre Ego.

S'il nous parle de notre retard, il nous parle en réalité de son besoin de ponctualité, de sécurité.

S'il nous parle de notre méchanceté, il nous parle en réalité de son besoin d'attention, de respect, de bienveillance, d'affection, de reconnaissance.

S'il nous dit que nous l'avons déçu, il nous parle en réalité de ses attentes, de ses illusions, de sa difficulté à combler lui même ses besoins, de la façon dont il compte sur les autres pour que son monde soit beau, pour se sentir OK.

S'il nous paraît méchant par plaisir ou par essence, c'est qu'il souffre profondément, qu'il n'a pas les clefs pour se défaire de sa douleur, qu'il cherche à l'évacuer, à déposer ailleurs la violence interne qui le ronge, l'empoisonne, et dont il ne sait pas quoi faire: En te blessant, il recherche inconsciemment quelqu'un qui souffre comme lui et le comprenne...


En prenant conscience que je suis au centre de mon monde propre, je prends conscience que dans mon désir de toute puissance ou de reconnaissance, j'ai peut être tendance à croire que je suis la source de tout, mais je peux aussi comprendre que l'Autre est au centre de Son propre monde.

Ainsi, il appartient à chacun.e de définir ses besoins et d'en prendre soin.

Il n'est pas utile de faire porter cette responsabilité à mes proches et d'en faire souffrir notre relation.

Chaque fois que j'identifie l'un de mes besoins, je deviens en capacité d'agir pour le combler. Et moi seul en connais tous les aspects les plus profonds...

Chaque fois que je comble seul l'un de mes besoins, je me sens apaisé.e, rempli.e, EXISTER.

Naît alors en moi un sentiment de reconnaissance à mon endroit.

Je gagne en confiance en moi.

Je gagne en estime de moi.

Je gagne en force.

Oui, c'est ainsi que de petit caillou,

je deviens menhir...


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